L’ancien président du Spartak Moscou, Andrei Chervichenko, a une fois de plus pris la parole pour évoquer les problèmes persistants du Dynamo Moscou, un club qu’il juge en perte de repères défensifs. Dans une longue interview accordée à la presse russe, l’homme d’affaires a livré une analyse détaillée de la situation actuelle de l’équipe, pointant du doigt un manque de stabilité et une absence de leadership dans le secteur défensif. Selon lui, la racine du problème se trouve dans un poste clé : celui de gardien de but. Le Dynamo, malgré plusieurs recrutements récents, n’aurait toujours pas trouvé un portier capable de sécuriser la cage et d’instaurer une vraie confiance au sein de la défense.
« Le Dynamo souffre d’un problème de gardien depuis longtemps. Cela fait plus d’un an que je le dis : personne n’est à la hauteur. Ils pourraient améliorer ce poste. D’autres équipes ont déjà deux bons gardiens, mais le Dynamo n’arrive toujours pas à trouver le sien », a-t-il déclaré avec franchise. Chervichenko, connu pour son ton souvent direct et critique, a également évoqué l’idée que le club devrait privilégier un gardien russe expérimenté, comme Matvei Safonov, actuellement au Paris Saint-Germain, plutôt que de recruter un joueur étranger sans réelle connaissance du championnat local.
Au-delà du problème du gardien, Andrei Chervichenko a dressé un constat plus large : celui d’une défense en manque total de coordination et d’identité collective. Malgré la présence de plusieurs joueurs talentueux, le Dynamo ne parvient pas à créer une alchimie entre ses défenseurs et son gardien. « Je ne comprends pas pourquoi de bons défenseurs n’arrivent pas à se coordonner avec le reste de l’équipe. Peut-être qu’Osipenko est habitué à un style de jeu différent… Il n’y a pas encore de cohésion en défense. Non seulement le gardien n’arrête pas les tirs, mais il est aussi incapable de communiquer avec les défenseurs. Ils ne savent pas où se placer ni qui couvrir », a-t-il expliqué.
Cette absence de synchronisation entre les lignes, selon Chervichenko, empêche le club de progresser et coûte cher en points perdus. Lors des dernières rencontres, le Dynamo a encaissé plusieurs buts évitables, souvent liés à des erreurs d’alignement ou de marquage, symboles d’un manque de communication flagrant. Le problème, souligne-t-il, ne réside pas seulement dans le talent individuel des joueurs, mais dans la structure globale de l’équipe. Le manque de stabilité dans les compositions, les changements d’entraîneurs fréquents et la pression constante des supporters n’ont fait qu’aggraver la situation.

Pour l’ancien président du Spartak, le gardien de but devrait être le premier maillon de la chaîne défensive, celui qui guide et oriente les mouvements du bloc arrière. En ce sens, un joueur comme Safonov, connu pour sa personnalité calme et son autorité dans la surface, pourrait être la clé pour rétablir l’équilibre.
« Un bon gardien, ce n’est pas seulement celui qui arrête les frappes. C’est celui qui parle, qui anticipe, qui rassure. Le Dynamo a besoin de quelqu’un comme ça, pas d’un étranger venu uniquement pour toucher un salaire », a martelé Chervichenko.L’idée de recruter Matvei Safonov n’est pas anodine. Formé au FK Krasnodar, le portier russe de 25 ans s’est imposé comme l’un des meilleurs gardiens de sa génération avant de rejoindre le Paris Saint-Germain. Malgré un temps de jeu limité à Paris, Safonov reste très respecté pour son professionnalisme, sa rigueur et son sens de l’anticipation.
Le discours de Chervichenko résonne comme un avertissement pour les dirigeants du Dynamo. L’équipe, qui a pourtant investi dans plusieurs recrutements récents, peine à se stabiliser et à imposer un style de jeu cohérent. Ses supporters, fidèles mais exigeants, commencent à perdre patience face à une série de résultats décevants. La question du gardien n’est qu’un symptôme d’un mal plus profond : un déséquilibre structurel, où le club semble osciller entre ambition et improvisation.
« Tant qu’ils n’auront pas un vrai leader derrière, quelqu’un qui impose le respect et guide la défense, le Dynamo restera vulnérable », a résumé Chervichenko. Si le conseil de l’ancien dirigeant venait à être entendu, et que Safonov rejoignait effectivement le club, le Dynamo pourrait amorcer une reconstruction stratégique autour de valeurs fortes : la discipline, la communication et la stabilité. En attendant, les yeux des supporters restent tournés vers le banc, espérant que les dirigeants comprendront enfin que pour bâtir une défense solide, il faut commencer par le gardien — et, selon Chervichenko, Matvei Safonov est le candidat idéal pour ce rôle.